Le carnet de route, partie 2


ceci est un diaporama où s'ajoutent les dessins de mon petit carnet de route 
dans l'ordre de leur apparition

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Mardi 22 septembre.
Dieu est mon but. 

Lundi 21 septembre.
Que je me souvienne de ce qu'est mon but.

11 septembre 2015
Je ne jugerai rien.

29 août 2015
Je ne veux que me souvenir de toi

Samedi 15 août 2015
je ne suis pas un corps. Je suis libre
Il n'y a pas de mort, ni rien qu'il faille craindre.

Mercredi 5 août 2015
je ne suis pas un corps. Je ne suis pas un ego
Je suis libre, car je suis encore tel que Dieu m'a créé.

Vendredi 31 juillet 2015
À Minako 
Pour tout ce qui est reçu.

Jeudi 16 juillet 2015
-L'Amour de Dieu-

Jeudi 2 juillet 2015
-La pensée de Dieu-

Mardi 30 juin 2015
-En ma non-défense réside ma sécurité-



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26 juin 2015
- Par la grâce je vis -
Infini, le monde ne peut pas l’être, mais il peut du moins s’offrir le luxe de l’être en théorie. Dans l'impossibilité de produire une définition indiscutable de ses limites, ni d'exposer la preuve de son infinitude, on le dit infini, voilà tout. 
Quiconque engage vraiment sa pensée pour sonder cet espace éprouve le vertige et la terreur, en tant qu'un esprit se prenant pour un corps s'expose à la destruction de ce qu’il pense être lui-même, s'il se confronte à ça. Parce que ce n’est pas l’infini du monde qu’il sonde, mais celui de son propre esprit qu’il ne reconnait pas.
Quand j’ai eu 20 ans, j’ai connu ma première confrontation avec l’idée de l’infini. De fait, je jouais avec elle depuis la plus petite enfance, mais ce jeux devenait angoissant à mesure que mon esprit se pliait aux instructions du paradigme humain. Il est malaisé de ressentir son être dépasser les confins du système solaire dans le même temps où mon instituteur m'enseigne qu'ici bas je fais juste figure de particule minuscule.
À 20 ans, donc, je me trouve pour la première fois vraiment seul, dans ma chambre de bonne. C’est la nuit, je suis couché, ni réveillé ni endormi, il y a un archange au pied de mon lit, il me montre le vaste univers. Un petit singe terrifié à ses cotés se rencogne sur lui-même, je comprend qu’il représente ma peur de ce que je vois. L’archange en tire la conclusion que je ne suis pas prêt pour ça.
Sur ce, je m’éveille tout à fait, mais la vision de l’infini qui m’a suivi entre alors en collision avec la perception du réel et j’expérimente ma première crise de panique. J’ai bondi comme un désespéré sur le téléphone (avant qu’il ne disparaisse dans le néant) pour appeler un ami qui m’a re-confiné dans la sécurité du mental en quelque mots : « c’est parce que ta copine est partie, moi ça m’a fait pareil quand ma mère est morte. »
Il aurait aussi bien dit, « tu as dû manger quelque chose de lourd avant de dormir », ou n’importe quoi d’autre fixant une limite à l’esprit. Pour nous sauver du « péril divin », il ne manque pas ici de sauveteurs compétents, prompts à éteindre les feux.
J’ai vécu 30 ans de plus sans trop flirter avec la limite où j’avais échoué, mais sans pouvoir y renoncer tout à fait, car voilà, le monde, fut-il infini ou fini, m’ennuyait au delà de toutes mesures. Sans compter que ma vie avait pris les contours d’un enfer dont je m’épargne d’avoir à faire le conte ici, doté comme je le suis de toutes façon d’une parfaite mémoire de poisson rouge.
Or donc, c'est arrivé comme ça: j’avais laissé le métronome de mon piano en marche. Le tic-tac est devenu d’un coup assourdissant, il décomposait littéralement le temps. Le collier du continuum rompu, ses perles éparpillées, l’infini s’est de nouveau présenté devant moi. J’ai traversé la pire nuit de mon existence. À bout de force, je me suis résigné à appeler les urgences. 
C’est là que le Valiûm est entré dans ma vie. Il est resté quelques années mon saint Bernard, le protecteur de ma réalité. Sans lui, le ciel m’aspirait, la terre s’ouvrait sous moi. Mais avec lui, je n’étais plus que légume cuit, sans joie, j’étais sujet permanent au vertige, à l’insomnie, aux pulsions suicidaires, je ne travaillais plus depuis longtemps, restais chez moi reclus, n’ouvrais plus mon courrier, perdais mes cheveux par poignées, l'amour, l'amitié avaient mis les bouts, l'estime de soi avaient fuit par le même chemin…
Je ne sais pas pourquoi ni comment cet enfer a cessé. Un jour simplement, il n’était plus là. De nouveau, un ange s’est présenté, il devait avoir les bons arguments, cette fois -ou moi, les avoir acceptés- parce que je l’ai suivi. Tout ce qu’on voit de moi maintenant sur Facebook est le reflet de mes deux premières années vécues au dessus de la ligne de flottaison. Du demi siècle qui précède, il me reste un peu de poussière sur les manches, le passé n'offre pas davantage.

Par la grâce je vis. C'est l'aspiration la plus élevée du monde. Je la partage avec vous.





Mon carnet de voyage et ce qu'il advint.


19 avril 2015

Voilà, ici commence une  autre histoire.

J'ai un carnet qui tient dans la poche, sur lequel je note les titres d'un livre de cours comportant 365 leçons. Mon carnet est un agenda périmé qui ne contenait pas de rendez-vous (car je ne me rends jamais), mais qui possède aussi 365 pages, et donc, chaque jour, j'y écris le titre de la leçon en cours, j'y ajoute un dessin, et le tout ne quitte pas ma poche quand je sors, car dans son titre se trouve l'essence de la leçon à réviser, c'est toute la beauté du Livre, et mon plaisir d'apprendre, toujours en la bonne compagnie de l'ange à mes coté. 


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21 avril 2015
Le dessin est venu tel que mon ange: nu.

Voici: l'ange verse le contenu de ses flacons. L'impression pour l'humain que je suis est qu'il va y avoir pénurie bientôt, néanmoins, je me figure également qu'il n'en est rien, et que l'ange me dit quelque chose d'aimable, à comprendre ultérieurement. Aujourd'hui donc, j'ouvre la page du jour, laquelle, faisant suite et prolongeant celle-ci, traite spécifiquement du don. Le "don" humain est généralement un désespoir de l'âme et une plaie sous chaque pied. C'est quand vous donnez une pièce au "SDF" et qu'il s'impose à vous l'idée que vous avez juste perdu une pièce, qu'on ne vous la rendra jamais, ni en service ni en nature, ni avec intérêt aucun. Au mieux vouliez vous juste être généreux, mais il y a ce troll mal poli qui vit dans votre oreille gauche et qui vous trouve plutôt un air de pigeon. Et donc, l'aimable leçon de l'ange est celle-ci, quand on donne, et peu importe quoi ni combien, il convient de donner -en plus- quelque chose qui est de l'ordre de l'intention. Je te donne, mais pas pour avoir la paix avec ma conscience, je te donne pour que tu sois heureux, et alors je le suis moi-même, et l'ange continue de verser, car sa fonction est de ne jamais laisser mon coeur se vider. Accessoirement il veillera que rien ne manque dans ma vie. Qui peut le plus peut le moins.




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23 avril 2015
bonjour, amis du ciel et de la terre.
celui-ci est le dessin d'hier, sur mon petit carnet de voyage.




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26 avril 2015
À chacun, j'offre la douceur.



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27 avril 2015

Ceci est mon premier portrait de Minako Honda d'après une photo. Pour être précis, c'est une prise d'écran d'une de ses vidéos. Le plaisir de prendre une personne telle qu'elle est, sans autre détour et artifice, me révèle un domaine jusque là inexploré de l'art du dessin. Je n'étais pas très sûr de réussir, car des portraits, j'en avais tenté (et plus ou moins raté) 4 où 5, durant ma déjà longue vie de peinturologue, et je pensais que c'était un exercice ennuyeux dans lequel je ne me pressentais aucun avenir. Pourtant, je l'ai réussi. Et même, si je devais ne garder qu'un dessin aujourd'hui, ce serait celui-là. Car là, j'ai disparu. Je me suis effacé devant la grâce.

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1 mai 2015
Un ange (qui pour cette fois n'est pas une femme) portant un parchemin.



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2 mai 2015
... afin de sauver le monde...
(de son manque d'amour)

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5 mai 2015


Bonjour, amis(es), frères humains,
collègues graphistes...
Il me plait parfois de faire mon petit prof de dessin.
Aujourd'hui je vais parler du REPENTIR (en dessin, ou en peinture, c'est le mot pour dire qu'on s'est planté, qu'on regrette, et qu'on va refaire en mieux). Donc, voilà, j'avais passé plus d'un jour sur ce dessin. Quand je l'ai eu fini, j'étais las, je n'ai pas fait tournoyer mon épée de 150 kilos de mythril au dessus de ma tête, comme fait toujours Clad quand il à fini un Boss de niveau, mais bon, c'était mieux qu'un jour sans pain, je l'ai mis sur Facebook... Ors, pas plus tard que 3 minutes après, j'ai senti monter en moi le souffle amer du REPENTIR!... Retour au brouillon de départ, j'ai refait le parcours en moins d'une heure... trompette de fin de niveau, tournoyage d'épée...etc. En conclusion, il apparait que la force d'un dessin ne tient pas au nombre d'heures passées dessus. Le temps peut au contraire diluer sa force. J'en retire qu'il est préférable d'aller droit au but, d'un geste, en lâchant prise des pensées du genre: "Oups! encore un ange!... Faudrait peut-être innover... Si encore il se battait contre un dragon...etc." Mon "repentir" rachète le temps perdu en me re-situant simplement là où tout est facile: dans l'instant présent, lequel instant ne se trouve pas, comme on le croit communément, ici et maintenant, sur le fil du temps linéaire, mais avant même la naissance du temps. C'est le sens de cette réponse du Christ aux Pharisiens :
"En vérité, avant qu'Abraham ne fut, je SUIS."


De haut en bas:
1) le crayon de base
2) la première version avant repentir
3) La version finale.
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24 mai 2015

Depuis quelques temps, je n'avais plus de scanner pour mettre ici les dessins , mais mon petit carnet malgré tout continue de suivre sa route. Les dessins apparaitront ici tel que je les dépose sur Facebook, sans ordre chronologique, puisque ils sont nombreux en attente, et c'est l'humeur du jour qui déterminera l'ordre d'apparition.


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Mercredi 27 mai 2015

J'ai ouvert un nouveau carnet. Comme je ne trouvais rien d'assez petit pour entrer dans une poche de chemise, je l'ai découpé dans un cahier. Le crayon est petit pour entrer dans la spirale. Mais en vérité, ce crayon intervient peu, juste pour les détails fins, comme les yeux et la bouche de la femme. Tout le reste est fait avec une gros crayon de charpentier.

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Jeudi 28 mai 2015

Il y a 40 ans de ça, j'ai réalisé ma première bande dessinée, publiée dans Métal Hurlant. C'était déjà une histoire d'ange. Alain Voss (qui m'avait mis le pied à l'étrier à cette occasion) avait fait les encrages. Ce n'est pas que je crois aux anges. Mais ils représentent bien ce que nous sommes vraiment tels qu'en nous mêmes.


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Lundi 2 juin 2015
J'ai découvert Minako Honda il y a deux ans aujourd'hui.
Elle a une grande part dans tout ce que j'ai fait depuis ce jour là.







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Mardi 2 juin 2015
La fille en blanc pardonne à la fille en noir. L'ombrelle qui les protège toutes les deux symbolise le pardon. Elle protège des chaines illusoires de la culpabilité et du ressentiment. Mais nous aimons notre souffrance plus que nous même. Quand je pense que tu m'a fait du tort, je sais, par tradition multi millénaire, que je dois mettre à profit cette opportunité pour t'enchainer à moi et que tu sois mon coupable éternel et moi ta victime. Alors, je n'ouvre pas l'ombrelle... je suis mouillé, mais toi aussi. Et donc, le choix réside entre la libération ensembles ou la crucifixion mutuelle.




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3 juin 2015
-Ce qui a de la valeur-






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6 Juin 2015
-Le ciel est la décision-


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8 Juin 2015





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9 juin 2015
-La non-défense-


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vendredi 12 juin 2015
-Je céderai le pas-

"Nous allons vers Dieu. Arrête-toi et réfléchis à cela."
Mes présentations sont des compositions. C'est à dire que le carnet, le dessin, et ce livre en dessous ont fait l'objet de remaniements et d'agencement divers, ou sont créés directement sur photoshop. Le texte est issu d'un fichier pdf que j'illustre dans mon petit carnet, il existe, donc, mais je n'ai pas ce livre, tel qu'on pourrait le croire ici. 
Enfin, c'était pour être clair. Après tout, je suis un graphiste discrètement chevronné.

Pour ce qui est de ce que je partage, au delà des artifices de l'art, chacun l'appréciera sans doute à sa façon. J'apprécie quand à moi d'exprimer des pensées relativement "non-désirées" dans notre temps. Mais je vous décevrais un peu, n'est-ce pas, en ne le faisant pas. 

Hier, la terre était plate, aujourd'hui, on la voit plutôt ronde, demain on la dira creuse et ça aura encore et toujours l'air plus vrai que le vrai. jusqu'au jour ou l'on se contentera d'admettre, "Ok! nous rêvons".





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Mercredi 17 juin 2015
Donne-moi ta bénédiction




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 Vendredi 19 juin 2015
De mort, il n'y en a point



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Dimanche 21 juin 2015
Nous ne faisons qu'un



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26 juin 2015
"Ta grâce m'est donnée, je la réclame maintenant."
Le titre peut sembler paradoxal. 
Mais tout ce qui est À nous est déjà EN nous. 
Le réclamer, c'est une demande qu'on se fait à soi-même 
de chercher enfin LÀ tout ce qu'on ne trouvera jamais dehors 
(du fait que dehors n'existe pas ).